LE must

Mon premier triathlon

Le triathlon a la cote. Chaque année, il fait de nouveaux adeptes. Au pays, on dénombre environ 50 000 triathlètes de différents niveaux. On pourrait croire que cette discipline est réservée aux sportifs aguerris. Pourtant, c’est une activité accessible à tous. Avec un bon entraînement, de la motivation et le souhait de se surpasser, il est possible de franchir la ligne d’arrivée du bon pied. | Par Julie Filion

Devenu une discipline olympique en 2000, le triathlon est l’enchaînement de trois épreuves : la natation, le cyclisme et la course à pied selon différentes distances qui varient en fonction de la compétition. La participation à ce type d’événement demande de la préparation. Ce qu’il faut savoir par ailleurs, c’est qu’il n’y a pas d’âge pour s’y mettre. Et qu’il est possible de commencer à s’entraîner même si ces trois sports n’ont jamais été pratiqués.

Triplement motivé
Les motivations pouvant amener les gens à pratiquer le triathlon sont diverses. Ce peut être une façon de se prouver quelque chose, de dépasser ses limites ou encore le désir de se mettre ou se remettre en forme. Pour Martin Lemire, qui a récemment participé à son premier triathlon à Philadelphie, l’envie de s’entraîner dans ces trois sports est arrivée graduellement. Très actif alors qu’il était étudiant, il y voyait un beau défi sportif.

Il y a quelques années, pour retrouver la forme, il s’est mis à la course à pied à raison de quelques kilomètres par semaine. L’an passé, pour compléter son entraînement, il a commencé à nager, graduellement. Finalement, il avait toujours fait du vélo. « C’est en acquérant de l’endurance à travers ces trois activités, que je pratiquais de temps à autre, que j’ai décidé de relever le défi. C’était dans l’optique de s’amuser et de réaliser quelque chose. »

Son objectif en s’entraînant est d’arriver à franchir la ligne d’arrivée, peu importe le temps qui lui faudra pour y arriver. « L’idée de le réaliser, c’est tout ce qui compte. Je me chronomètre rarement lorsque je fais mes entraînements. Il faut s’accorder le droit de commencer lentement. En y allant graduellement, on ne peut que progresser. Ceux qui pensent que c’est que réservé aux athlètes ont tort. C’est une compétition contre soi-même. »

Voir triple
L’aspect « multisport » du triathlon impose certains compromis. La première participation à un triathlon nécessite notamment de s’entraîner sérieusement. Idéalement, il est souhaitable de commencer près d’un an avant le premier événement. Et la chose essentielle qu’il vous faudra pour ce premier triathlon est de la motivation et de l’envie. Sans elles, mieux vaut ne pas se lancer.

« Il ne faut pas céder à la tentation de sauter un entraînement et de se donner une excuse pour ne pas y aller, même si des fois on a moins le goût, insiste M. Lemire qui fait en moyenne 3 km de nage par semaine, entre 10 et 15 km de course et 50 km de vélo. Il n’y a rien de pire que la procrastination. Quitte à faire un entraînement qui est moins long, mais il faut garder cette impulsion. »

Une bonne préparation au triathlon implique des séances d’entraînement d’un minimum de 7 à 8 heures par semaine divisées entre la natation (2 h), le vélo (3 h) et la course à pied (3 h), qu’il faut ajuster selon les besoins uniques de chaque personne.

« Quand on sent qu’on n’est pas motivé, il faut toujours garder son plan en tête », explique Evelyne Ouellet. Cette dernière a commencé il y a quelques années à s’entraîner en vue de son premier triathlon. Aujourd’hui, elle s’apprête à réaliser son deuxième « ironman » qui consiste à réaliser des distances de 3 800 m en natation, 80 km en vélo et 42 km en course à pied. Elle est la preuve que toute personne peut se mettre en forme même si elle ne s’est jamais entraînée.

« Si on m’avait un jour que j’allais faire un ironman, je n’y aurais jamais cru. Tout est arrivé graduellement et encore aujourd’hui, je n’en reviens pas. Je ne faisais pas partie des grandes sportives il y a quelques années. Aujourd’hui, c’est un mode de vie. »

La ligne de départ
Le jour J, c’est le temps de mettre en application ce que l’on a appris et intégré durant les entraînements. Inutile d’essayer de nouvelles stratégies; mieux vaut conserver nos façons de faire. C’est le temps de se laisser aller au plaisir et surtout à cette fierté liée au dépassement de soi.

Pour plus d’information : triathlonquebec.org

triathloncanada.com

 

Se mettre à l’eau
Les triathlons les plus courants :
Le sprint : 500 m en natation, 20 km en vélo et 5 km à pied;
La « courte distance » : 1 500 m en natation, 40 km en vélo et 10 km en course à pied;
Le « ironman » : 3 800 m en natation, 80 km en vélo et 42 km en course à pied.

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