LE must

Ben Marc Diendéré et son amour (culinaire) du Québec

Ils viennent d’ailleurs et se sont installés au Québec pour différentes raisons. Leur point commun: avoir adopté la province comme terre d’accueil et n’être plus jamais repartis. Ben Marc Diendéré en fait partie. Celui qui est vice-président principal – Communications, affaires publiques et image de marque à La Coop fédérée résume en quelques lignes son amour du Québec. 

Racontez-nous en quelques lignes votre arrivée au Québec. « C’est l’histoire d’un étudiant africain résidant à Paris qui ne voulait plus de l’Europe; il a saisi les occasions, personnelles et professionnelles, qui s’offraient à lui pour se rendre en Amérique, vers le Canada. Car j’immigrais au Canada et non au Québec. Le Québec était une 3e option, puisque la 2e était Montréal. Toute une confusion d’immigré! Ce n’est que quelques mois après que j’ai assumé ma québécitude! Je comprenais un peu plus où j’étais grâce à des discours publics combinés de Lucien Bouchard (premier ministre) et du maire Pierre Bourque. »

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant ici? « Ma première entrée au Québec, c’était à l’aéroport Mirabel, l’hiver, en décembre 1995! Dans ma mémoire d’immigrant, c’était le plus gros hiver; du chemin et des étendues de neige, infinies. En fait, c’était les abords de l’autoroute. Depuis l’auto qui m’amenait en ville, je me faisais la réflexion suivante : comment vivent-ils ici? Dans mon esprit, même si j’ai connu le verglas de 1998, l’hiver 1995 reste le plus froid, car je n’étais ni équipé ni habillé pour un tel climat. J’arrivais d’un hiver parisien, étudiant africain et des rêves plein la tête. Je me rappelle d’avoir été très bien accueilli par la famille qui me recevait et qui voulait me faire découvrir le Québec en peu de temps. »

Qu’est-ce que vous appréciez particulièrement du Québec? « La bienveillance des gens et la sécurité. J’ajoute aussi l’abondance de la vallée du Saint-Laurent : des ressources (eau, lacs, électricité, arbres). »

Qu’est-ce qui vous rend fier de vos racines? « L’expérience du dénuement me fait apprécier encore plus ce que j’ai aujourd’hui. Elle consolide mes valeurs et mes choix divers. Ne pas en avoir au début vous donne des envies de vous dépasser, de vous intéresser aux autres, et d’aller plus loin dans votre expérience. J’en suis la preuve! »

Qu’est-ce que vous souhaitez transmettre de votre culture? « La joie de vivre! En rire tout simplement! Apprécier les gens, les choses et vouloir que l’expérience se répète devant une bouffe et des élixirs divers. »

Quel aliment du Québec aimez-vous particulièrement? « Les cretons, les cretons, les cretons! »

Retrouvez sa recette de Plat de riz gras à l’agneau et légumes.

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