LE must

Fisun Ercan et la passion culinaire turque

Quitter son pays pour partir à l’aventure sans trop savoir quand on va revenir, ça peut donner le vertige. Fisun Ercan l’a fait, ne sachant pas trop ce qui allait en résulter. Celle qui est depuis plusieurs années chef propriétaire des restaurants gastronomiques turcs Sù et BarBounya à Montréal a choisi la métropole comme terre d’accueil. Et n’est plus jamais repartie. | Par Charline-Ève Pilon 

Racontez-nous en quelques lignes votre arrivée au Québec.
« Je suis arrivée à Montréal étant étudiante étrangère et je suis tombée en amour avec la ville. C’était à la fin d’août, je me promenais dans le Vieux-Montréal et le centre-ville. Je sentais que la ville m’était familière. Son air européen me faisait sentir à la maison. Finalement, j’ai décidé de rester un peu et plus tard j’ai poursuivi les procédures d’immigration et de citoyenneté. Depuis 19 ans, j’habite à Montréal. »

Quelles ont été vos premières impressions en arrivant ici?
« La gentillesse des gens était très impressionnante pour moi. J’étais une jeune femme seule, je parlais très peu l’anglais et pas du tout le français. À chaque pas que je faisais pour m’installer ici, les gens voulaient aider. Aussi, je viens d’une ville où le climat est chaud. L’hiver n’est pas très froid et les passages entre les saisons ne sont pas très dramatiques. Ici, j’aime vraiment vivre l’expérience des quatre saisons. L’automne est devenu ma saison préférée. »

Qu’est-ce que vous appréciez particulièrement du Québec?
« J’adore sa nature. J’aime aussi ses caractéristiques qui le différencient de toutes les autres régions nord-américaines : le style de vie, la gastronomie, le charme des villes… »

Qu’est-ce que vous souhaitez transmettre de votre culture?
« J’ai apporté la cuisine turque. Je trouve que la cuisine représente bien la culture d’un pays et c’est très enrichissant pour partager la vie avec plusieurs cultures. Les gens me décourageaient au début de faire ce genre de cuisine, parce que ce n’était pas connu ici. Pour moi c’était pourtant important de faire connaître la culture alimentaire de mon pays natal. Ça n’a pas été facile, c’était du travail à temps plein sans congé et très physique. Mais je suis contente d’avoir écouté mon coeur. La cuisine turque demeure une des plus grandes cuisines au monde et je suis contente de contribuer à la faire connaître.»

 Quel aliment du Québec aimez-vous particulièrement?
« Chaque année, j’attends les fraises du Québec avec impatience et tous les produits locaux d’été. Et j’aime beaucoup l’agneau de Kamouraska. »

Retrouvez sa recette de tartare d’agneau inspiré de son pays natal.

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