LE must

Un temps des fêtes à la source

Noël a bien évolué depuis le temps où l’on déposait une orange dans le bas des tout-petits. C’est une fête dont la saveur est résolument plus commerciale qu’avant et il peut être facile d’en perdre le sens. Et si le fait de revenir aux sources permettait de retrouver la vraie valeur de cette célébration. | Par Charline-Ève Pilon

Lorsqu’arrive le temps des fêtes, l’envie soudaine de se reposer et de ne pas trop se casser la tête est attrayante. Exit le mois de décembre où on y laisse sa peau financièrement et physiquement! Peut-être est-ce le moment idéal pour se demander ce qui pourrait rendre cette période de l’année agréable et enrichissante. Après tout, on dit bien que le plaisir réside dans les petites choses.

Partager le repas

On a tous des souvenirs d’un Noël magique, d’une veillée joyeuse en compagnie des cousins et tantines, sur des airs de rigodon. De ces soirées où les tablées semblaient infinies, où la tribu était nombreuse et l’ambiance des plus chaleureuses. Qu’est-ce qui rendait ces moments si fantastiques? Plusieurs semblent avoir trouvé la réponse.

Pour les Trépanier, le plaisir passe par la préparation du repas de Noël. « Mes deux enfants viennent me rejoindre le 22 décembre et ils passent deux jours à m’aider à préparer le souper du réveillon, raconte Johanne Trépanier. On est détendu, et même si on a beaucoup de choses à cuisiner, tout se fait dans la bonne humeur. C’est une façon pour moi de reconnecter avec eux. »

Pour cette dame, les rencontres sont le point d’ancrage d’un temps des fêtes réussi. « Je trouve ça très important d’être entourée de ma famille. La nourriture est au centre des échanges et on oublie les petites chicanes et les différends. On essaye de rendre ça positif. »

Pour Annie Bérubé, Noël ne serait pas pareil sans ces petites choses que l’on répète année après année. Les voyages dans le temps des fêtes avec ses enfants font partie des coutumes familiales de cette résidante de Rougemont. Cette dernière préfère encore donner du temps et de l’énergie en cadeau à sa progéniture, plutôt que des biens matériels.

Et cela ne date pas d’hier. « J’ai commencé ça lorsqu’ils étaient assez jeunes et ils sont maintenant adolescents. On aime beaucoup ces moments passés ensemble. Si une année, pour toutes sortes de raisons, on ne peut pas partir, on fait une activité très spéciale ensemble comme aller voir un spectacle, par exemple. L’idée, c’est d’être ensemble. »

Offrir un peu de soi

Selon un sondage réalisé à l’été 2007 par Ipsos Reid, pour le compte de Vision Mondiale, sept Canadiens sur dix ont indiqué qu’ils n’avaient pas besoin de cadeaux de Noël. Dans ce même sondage, on indique que 86 % des Canadiens préféreraient recevoir un cadeau significatif comme un dessin d’enfant ou un « bon de temps » avec une personne qui leur est chère, plutôt qu’un cadeau classique comme une paire de bas ou un chandail.

Étonnant? Pas vraiment si l’on se fie au psychologue Pierre Faubert. « Tout le monde aime recevoir un cadeau, savoir que quelqu’un a pensé à eux. Mais Noël, ça va plus loin que ça. C’est une fête lumineuse, où les rencontres deviennent plus importantes que le côté matériel. »

Offrir son temps en cadeau

C’est un beau présent et une belle façon de réchauffer les cœurs et calmer les peines. Bref, c’est un moyen de donner un peu de soi.

  • La guignolée: Le temps des fêtes est une période particulièrement achalandée pour les organismes qui luttent contre la faim. Dans le but d’aider les familles dont le garde-manger est vide, il est possible de contribuer aux paniers de Noël en participant à la traditionnelle guignolée qui débute le 1er décembre et se poursuit durant trois semaines. On peut aussi aider à remplir les banques alimentaires (Banque alimentaire Canada).
  • L’accueil Bonneau: Il est possible de donner du temps comme bénévole dans la salle à manger où de bons repas réconfortants sont servis aux sans-abris. Vous pouvez contribuer à ce qu’ils repartent la panse bien remplie! Car il faut le dire, la pauvreté et l’itinérance ne prennent malheureusement pas de pause dans le temps des fêtes (Accueil Bonneau ).
  • Bénévolat: Ce ne sont pas les organismes qui manquent lorsque vient le temps de faire une bonne action. Si l’on a envie de donner un peu du sien, le Réseau de l’action bénévole du Québec et la Fédération des centres d’action bénévole du Québec recensent chaque année la liste des organismes qui ont besoin d’un coup de main ponctuel.

Fait avec amour!

Ce qui ne manque pas de faire sourire, ce sont ces présents que l’on fabrique de nos propres mains. Que ce soit un panier de pots de confiture, de ketchup aux fruits, de pesto, de tapenade d’olives, ou encore notre recette de biscuits préférés que l’on offre aux êtres chers, tout ce qu’on aura fabriqué a une valeur ajoutée et précieuse. Si on n’a pas la main habile, on peut se tourner vers les marchés de Noël comme le Marché Casse-Noisette où les artisans nous proposent une foule de produits d’ici faits main pour signifier à nos proches qu’on les aime.

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