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Le bon côté de l’assiette

Le bon côté de l'assiette

Animaux nourris aux antibiotiques, légumes génétiquement modifiés et fruits bourrés de pesticides… Est-ce vraiment possible au Québec? | Par Thérèse Garceau

Le saviez-vous ? L’utilisation d’hormones dans la production de volaille est bannie au Canada depuis 1962.

Cette pratique fut abandonnée avec l’arrivée de nouvelles lignées génétiques, de l’amélioration de la nutrition et des conditions d’élevage. Les antibiotiques ? Ils sont utilisés à très faibles doses dans l’alimentation des volailles de catégorie conventionnelle, et ce, strictement au moment de l’élevage. Il s’agit d’une façon sûre et efficace de prévenir les maladies chez les animaux en croissance. Mais vous n’en trouverez pas dans le poulet que vous consommez.

Dans les faits, avant de distribuer leurs produits, les éleveurs sont tenus de respecter une rigoureuse période de retrait qui garantit l’élimination de toute trace d’antibiotiques.

  Bon à savoir : la mention « élevé sans antibiotique » précise l’absence d’antibiotique durant l’élevage, tout simplement.

Parlons bio

Afin de répondre à cet engouement croissant des consommateurs pour les produits certifiés biologiques, c’est toute l’industrie agroalimentaire d’ici qui se mobilise pour répondre à la demande. D’ailleurs, le Québec s’affiche comme un véritable chef de file dans le domaine de la certification biologique au Canada.

Production laitière

À lui seul, le secteur de la production laitière biologique québécois enregistre un taux de croissance de 10 % par année et prévoit doubler ses rendements d’ici 2022, selon les plus récentes données du Syndicat des producteurs de lait biologique du Québec. À l’instar des viandes, des fruits, des légumes et autres denrées bio – produites selon les plus hauts standards de qualité, de protection de l’environnement et en conformité avec le bien être animal – le lait biologique du Québec et ses produits dérivés occupent de plus en plus une place de choix dans notre panier d’épicerie. Et vous savez quoi ? Ce n’est qu’un début !

Orge au lait et compote de fraises et rhubarbe  Pour mettre le lait à l’honneur, essayez cette recette d’orge au lait!

 

 

 

Qu’en est-il des OGM?

OGMLe maïs en grains (utilisé pour nourrir les animaux), le canola, le coton et le soya constituent 99 pour cent des OGM produits sur la planète. Ces quatre plantes issues du génie génétique sont destinées à l’alimentation du bétail d’élevage ainsi qu’à l’industrie de la transformation. La culture de fruits et de légumes OGM demeure pour l’instant très marginale. Non, ils ne sont pas partout ! Actuellement, au Québec, aucun fruit génétiquement modifié n’est vendu sur les tablettes des épiceries ni dans les marchés publics.

Comme le confirme Thibault Rhen, coordonnateur de Vigilance OGM, tous les sondages effectués depuis 15 ans ont démontré que plus de 75 % des Québécois et des Canadiens sont pour l’étiquetage obligatoire des aliments. « Une telle mesure n’est pas révolutionnaire en soi, puisque 75 pays et législations détiennent déjà l’étiquetage obligatoire. »

Gare à la transformation

Comme c’est le cas de leur contrepartie traditionnelle, des grains ou des fèves provenant de cultures de canola, de maïs ou de soja génétiquement modifié peuvent être transformés en de nombreux produits ou ingrédients. Ces produits dérivés, tels la farine, l’amidon, les huiles et la lécithine, peuvent se retrouver dans certains aliments destinés aux humains ou aux animaux. Ils ne contiennent toutefois pas nécessairement des traces d’OGM.

Notons qu’aucune étude systématique n’est effectuée sur une base régulière au Québec pour mesurer le contenu en ingrédients dérivés d’OGM dans les produits alimentaires que l’on retrouve dans les supermarchés québécois et canadiens. Toutefois, deux études financées par le MAPAQ ont déjà démontré que le panier d’épicerie moyen d’un consommateur québécois ne contenait que 3 % d’OGM.

Au final, on constate que le consommateur québécois est plutôt bien protégé en matière d’alimentation!

Alimentation québécoise

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